
Ensemble de verreries, Troyes MAM
© Carole Bell, ville de Troyes

Sans titre (autoportrait), 1944
36 x 28 cm
Troyes MAM, mnpl 772
© J.-M. Protte, musées de Troyes

M. Pierre Lévy, 1946
Fusain sur papier
70,2 x 50,2 cm
Troyes MAM, mnpl 783
© J.-M. Protte, musées de Troyes
Le musée d’Art moderne de Troyes - collections nationales Pierre et Denise Lévy – présente l’exposition
Maurice Marinot, penser en verre
A l'occasion du 50e anniversaire de la disparition de Maurice Marinot (Troyes, 1882-1960), le musée d'Art moderne de Troyes consacre une importante rétrospective de l'œuvre verrier du grand artiste troyen, avec plus de 350 œuvres exposées (verreries, dessins, peintures).
Cette exposition est organisée par la Ville de Troyes grâce au mécénat privilégié de la Caisse
d'Epargne Lorraine-Champagne-Ardenne.
Cette rétrospective bénéficie aussi du soutien de la maison de champagne Charles
Collin, de la société Concept Réno Décoet de la compagnie Artfusion,
ainsi que du partenariat avec l’Office du Tourisme de Troyes.
Après s’être mêlé aux avant-gardes picturales du début du siècle des nabis, des fauves et des cubistes, il surprend ses contemporains en devenant un véritable maître verrier.
Révélé par André Mare, Raymond Duchamp-Villon et Jacques Villon, lors de la présentation de la Maison cubiste au Salon d’automne de 1912, soutenu par la Galerie Hébrard, Marinot va s’imposer sur la scène artistique internationale de la période Art déco en défendant les vertus de la pièce unique au moment où le développement des arts industriels favorise celui du multiple.
« Anti-Gallé, anti-Lalique », par excellence (Louis Vauxcelles), ce magicien du verre se singularise par une force de travail exceptionnelle. Explorant et combinant tour à tour les techniques de la verrerie émaillée, de la gravure à l’acide, à la roue, des inclusions d’oxydes, du modelage à chaud, il invente des formes et des décors d’une variété et d’une richesse infinies. Marinot parvient ainsi à figer, dans la matière fusible et transparence du verre, des instants d’équilibre et de pure poésie qui résument toute la subtilité, le raffinement d’une création dominée par le sens de l’eurythmie, la concision de la géométrie et la puissance de l’imagination.
Dès le début de sa carrière, Marinot séduit l'élite des collectionneurs de son temps : Paul Poiret, Louis Barthou, Madeleine Vionnet, Adrien-Aurélien Hébrard Jacques Zoubaloff… ou, plus récemment, Alain Lesieutre. Figurant dans la collection d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé et, malgré une présence dans de nombreux musées français et étrangers prestigieux, Marinot reste néanmoins un artiste méconnu du grand public.
Cette présentation réunit un ensemble exceptionnel de plus de 350 œuvres dont 250 peintures, dessins préparatoires et verreries, provenant de nombreuses collections publiques et privées européennes : Besançon, Bruxelles, Dunkerque, Lyon, Lille, Montauban, Paris (musée des Arts décoratifs, Petit Palais, musée national d'Art moderne), Pau, Reims, Nantes… et des collections du musée d’Art moderne de Troyes qui conserve un millier d’œuvres de l’artiste troyen.
L'unique film montrant Marinot au travail, en 1933, dans l'atelier de Bar-sur-Seine est projeté dans le cadre de l’exposition. Soufflant, sculptant la matière en fusion, l'artiste montre ici les différentes techniques qu'il utilise pour créer ses œuvres.
20 ans après la première rétrospective nationale, présentée à l'Orangerie des Tuileries, cette exposition troyenne renouvelle l'approche de la "période fauve" (1905-1910) et de l'œuvre verrier (1911- 1937) à la lumière de nombreux documents inédits.
Un livre, publié avec le concours des éditions Somogy, est en vente au musée (prix : 35 €)
Commissariat général
Olivier Le Bihan, directeur du musée d'Art moderne, assisté de Béatrice Tabah, conservateur en charge du département des publics et du développement culturel des musées et d'Anthony Cardoso, médiateur culturel.
Commissariat scientifique
· Olivier Le Bihan, conservateur du musée d'Art moderne
· Janette Lefrancq, conservateur des collections de Verreries et Instruments
de précision, Bruxelles, musées royaux d’Art et d'Histoire
de Belgique
· Jean-Luc Olivié, conservateur du département du Verre,
Paris, Musée des Arts décoratifs
Comité de rédaction
Présidé par Pierre Mérat, ayant-droit et
ami de Maurice Marinot
· Victor Beyer, inspecteur général honoraire des musées
de France
· Dominique Gagneux, conservateur en chef du patrimoine au musée
d’Art moderne de la Ville de Paris, chargée des arts décoratifs
· Cordélia Hattori, conservateur du patrimoine chargée
du cabinet des dessins au palais des Beaux-Arts de Lille
· Salima Hellal, conservateur du patrimoine en charge des objets d’arts
au musée des Beaux-Arts de Lyon
· Félix Marcilhac, historien de l’art
· Fleur Morfoisse-Guénault, conservateur du patrimoine, chargée
des verreries au palais des Beaux-Arts de Lille
· Dominique Morel, conservateur en chef du patrimoine chargé des collections d'objets d'art des XIXe-XXe siècles au musée du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris