
Vase avec couvercle sur piédouche
Décor émaillé bleu blanc rouge, médaillon sur la panse représentant l’église de Noës, 1912, H.42 cm
Troyes MAM, mnpl 1840
© J.-M. Protte, musées de Troyes

Flacon à panse aplatie aux deux passereaux perchés, 1920
Troyes, Saint-Loup, 20.9
© J.-M. Protte, musées de Troyes
Une visite à la gobeleterie de ses amis Viard, à Bar-sur-Seine, entre la fin de l'année 1910 et le début de l'année 1911, va élargir ses horizons et lui permettre de renouveler sa pratique artistique. Sans abandonner son activité de peintre, Maurice Marinot se lance alors dans la décoration émaillée de verreries dont il s'efforce de développer et de diversifier les modèles, avec le concours de verriers professionnels, tout en multipliant ses recherches techniques sur les procédés d'émaillage.
En 1912, à l'invitation de l'architecte et peintre André Mare,
il participe, aux côtés de Raymond-Duchamp Villon, Jacques
Villon, Roger de La Fresnaye et Marie Laurencin, à la décoration
de la Maison cubiste, présentée dans le cadre du Salon d'automne.
Ses verreries délicates font encore l'attraction du Salon des Décorateurs.
Léon Rosenthal s'enthousiasme d'emblée pour ce travail : "il
y a longtemps qu'une innovation de si grande importance était venue
enrichir l'art du verre" (Gazette des Beaux-Arts).
Adrien-Aurélien Hébrard, fondeur d’art, organise la première exposition personnelle, en février de l'année suivante, dans sa galerie, 8 rue Royale à Paris. Le succès est immédiat. Maurice Marinot est remarqué par d'importants collectionneurs (Jacques Zoubaloff, Louis Barthou) et son travail de verrier fait rapidement l'unanimité de la critique.